“Global warming is the issue of our time.” Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Lindsay Lohan, dans le numéro de février de GQ.
Un court billet pour vous proposer de participer, ce jeudi 1er février, à un action de sensibilisation à la réalité du changement climatique. L’idée est assez simple : elle consiste à demander à chaque citoyen(-ne) d’éteindre les lumières allumées chez lui/elle entre 19h55 et 20h00. Le but est évidemment de réaliser un coup médiatique, à l’heure où le GIEC est réuni à Paris pour discuter et présenter son nouveau rapport (1644 pages, à interlignes simples !) sur l’état du changement climatique, et ce à quoi on doit s’attendre dans les prochaines années. L’action a été lancée par L’Alliance pour la Planète, une coalition de 72 organisations environnementales françaises, mais a depuis largement essaimé à travers l’Europe. Et la Mairie de Paris a même décidé d’éteindre la Tour Eiffel à ce moment-là.
D’habitude, je suis assez réservé quant à la pertinence de ce genre d’actions – par exemple, je ne suis pas très convaincu de la pertinence des journées sans voitures – , mais j’aime bien celle-ci, parce qu’elle me rappelle la journée des Droits de l’Homme, le 10 décembre, quand tout le monde allume une bougie d’Amnesty à sa fenêtre. Je crois, au fond, que j’aime bien l’idée que tout le monde pense à la même chose à un moment donné. Oups, voilà une affirmation qui devrait suffire à faire de moi un infâme-suppôt-de-la-mondialisation-néo-libérale-totalitaire-qui-oppresse-les-hommes.
Bon, on aurait pu faire des trucs plus rigolos et plus originaux : demander à tout le monde de descendre nu dans la rue, de brûler une voiture (oups, non, ça a l’on déjà fait il n’y a pas très longtemps, ça n’avait pas eu l’effet escompté), ou que sais-je encore, mais il faut reconnaître qu’éteindre la lumière jeudi soir pendant cinq minutes, ça me semble être à la portée de tout le monde, sauf peut-être de celle des gardiens de phare. Tiens, voilà une blague qui est vraiment nulle.




